dimanche 18 octobre 2009

Historique

Il y a une dizaine d’années, j’étais instituteur dans une classe de CM2 à Angers.
Dans ma classe, j’avais des élèves qui étaient en grande difficulté scolaire mais qui parallèlement se montraient respectueux et manifestaient un réel désir de mettre leurs compétences au service de tous.
Ils prenaient des initiatives, essayaient d’intervenir pour trouver des solutions en cas de conflit, participaient à la vie de la classe.
Par contre les notes ne donnaient aucune indication de ces attitudes et le seul moment où je pouvais en témoigner était sous forme d’appréciation sur le bulletin trimestriel.
Mon objectif a été alors de trouver un moyen de valoriser ces comportements positifs.

L’idée était, indépendamment de leurs résultats scolaires, de ne plus focaliser l’attention de tous sur les élèves exprimant des difficultés comportementales, mais au contraire sur ceux qui avaient une attitude positive.
J’ai mis en place un système qui donnait des droits différents dans la classe et dans l’école aux élèves en fonction du niveau comportemental qu’il exprimait et qui était révélé par le groupe.

Préambule

Les élèves en difficulté au même titre que les autres n'ont des repères que pour évaluer leurs acquisitions scolaires. L'apprentissage de la vie en société, du comportement avec les pairs n'est pris en compte qu'en cas de crise où les comportements négatifs sont dévalorisés par l'institution. En outre, mis à part quand l'élève est sanctionné, il ne voit aucun effet de ses comportements dans sa vie à l'école. Parallèlement, un élève qui ne fait pas parler de lui peut se fondre dans le groupe et être quasiment transparent.
L' A.I.R. tente de répondre à ces situations en aidant l'élève à se situer dans la gamme des attitudes et surtout à lui donner des outils pour opter pour une attitude positive.
Il met en adéquation, son niveau d'autonomie et de responsabilité avec ce qu'on lui permet de faire dans l'école, le collège ou l'internat.
Il permet en outre à chacun de donner un avis qui a du poids sur l'attitude de l'autre. Le regard est  porté alors spécifiquement sur le comportement de chacun indépendamment des résultats scolaires.
L'objectif de ce fonctionnement est de voir des élèves "difficiles" se pacifier et redonner du sens à la relation, de même pour les élèves qui ont intégré les valeurs sociales positives c'est le moyen de les mettre en lumière et de les valoriser.
Il résulte de ce fonctionnement, une ambiance plus sereine propre à multiplier les possibilités.